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informations spécialisées

Les professionnels des soins aux arbres sont régulièrement confrontés à des nouveautés, notamment dans le domaine maladies des plantes ligneuses, des ravageurs et des organismes nuisibles, mais aussi dans le domaine de la jurisprudence suisse. Ci-après, nous proposons un choix de fiches d’information classées par thème.

En cas de suspicion d’une maladie ou d’un ravageur à déclaration obligatoire (appelée organisme de quarantaine), il faut immédiatement consulter un spécialiste. Si la présence d’un organisme de quarantaine est confirmée, il faut en informer sans tarder le service phytosanitaire du canton.


 

FORMATION DES SPÉCIALISTES EN SOINS AUX ARBRES

DIRECTIVE POUR LE CALCUL DE L’INDEMNISATION DES DOMMAGES CAUSÉS AUX ARBRES

La directive pour le calcul de l’indemnisation des dommages causés aux arbres est un ouvrage unique en son genre. Les bases de la méthode de calcul ont été élaborées par des spécialistes du Bund Schweizer Baumpflege (BSB), puis adaptées en collaboration avec l’Union Suisse des Services des Parcs et Promenades (USSP). La directive de 2018 distingue trois formes de dommage (blessures du bois, perte de la couronne et perte de racines) et trois divers degrés de sensibilité pour chaque forme de dommage pour près de 150 essences de feuillus et de conifères.

Le calcul de l’indemnisation requiert des connaissances expertes en dendrologie et en soins des arbres.

La directive peut être commandée auprès du BSB. La dernière version date de juillet 2018.La brocure coûte CHF 45.


 

ONPD

Dans la protection phytosanitaire, on distingue les nuisibles dangereux (OND) des nuisibles particulièrement dangereux (ONPD). Alors que les OND sont des espèces indigènes et exotiques tellement répandues qu’il n’est plus possible de les éradiquer complètement, les ONPD sont des espèces qui présentent un potentiel de nuisance très élevé pour la faune et la flore indigènes et qui sont susceptibles de causer d’importants dommages économiques en cas d’introduction et de dissémination. Il s’agit en règle générale d’espèces animales et végétales non indigènes, introduites en Suisse (quelquefois aussi grâce au changement climatique qui favorise la migration de ces espèces sur nos territoires). En tant que « nouveaux venus », ces espèces parviennent à s’imposer parce qu’elles trouvent des conditions idéales (en l’absence de leurs prédateurs). Le système immunitaire de la faune et le système de défense de la flore indigènes ne sont pas conditionnés pour lutter contre ces espèces exotiques envahissantes, avec pour conséquence une forte propagation qui peut aller jusqu’à l’extermination ou l’éviction des espèces indigènes.

S’agissant des plantes, c’est le Service phytosanitaire fédéral SPF qui décide de la classification des « nouveaux venus » en OND ou ONPD et qui définit les mesures destinées à empêcher l’introduction involontaire et la propagation des ONPD. Toute suspicion de présence d’organismes nuisibles particulièrement dangereux doit obligatoirement être annoncée au service phytosanitaire cantonal !

Parmi les espèces animales particulièrement dangereuses figurent notamment le capricorne asiatique (ALB), le capricorne asiatique des agrumes (CLB), le longicorne à col rouge, le cynips du châtaignier et le nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus)

Adresses des services phytosanitaires cantonaux


 

CAPRICORNE ASIATIQUE (ALB)

ORIGINE

Le capricorne asiatique (Anoplophora glabripennis), également appelé longicorne asiatique, est classé organisme nuisible particulièrement dangereux (ONPD) et donc soumis à déclaration obligatoire. Contrairement aux cérambycidés indigènes, le capricorne asiatique s’attaque à toute une série de feuillus – même lorsque les arbres sont sains – et peut les faire mourir en quelques années, occasionnant ainsi des pertes économiques sévères dans les régions concernées.

Le capricorne asiatique est originaire de Chine et de Corée. Au cours de la deuxième moitié du XXème siècle, un vaste programme de reboisement avait été initié en Chine du Nord pour lutter contre la désertification et l’érosion des sols causées par le réchauffement climatique, le surpâturage et la surexploitation agricole. Des milliers de peupliers avaient été plantés à grande échelle pour créer des brise-vents censés protéger les terres agricoles et produire du bois industriel. Le choix s’est porté non pas sur des peupliers chinois, mais sur des peupliers américains et européens à croissance plus rapide. Dans ces monocultures, les capricornes asiatiques indigènes trouvèrent des conditions d’habitat idéales et de quoi se nourrir abondamment, avec pour conséquence une prolifération massive du coléoptère. Vers la fin du siècle dernier, des milliers d’arbres atteints ont dû être abattus en Chine ; le bois infesté n’a cependant pas été détruit de manière systématique.

Le capricorne asiatique a été introduit par le biais de matériaux d’emballage (notamment des palettes qui n’avaient pas été traitées selon les normes internationales), tout d’abord dans les années 1990, aux Etats-Unis, puis dans les années 2000, au Canada, en Autriche, en France, en Italie et en Grande-Bretagne. Dans l’Etat américain du Massachusetts, une infestation passée inaperçue pendant plusieurs années et découverte en 2008 seulement a nécessité la mise en place d’une zone de quarantaine de 243 km2 et l’abattage de près de 30’000 arbres ! (A titre de comparaison : la superficie du canton de Bâle-Ville est de 37 km2). Au Canada, près de Toronto, plus de 26’000 arbres ont dû être abattus !

CYCLES BIOLOGIQUES ET INCIDENCES

En Chine, le capricorne asiatique s’attaque surtout aux peupliers et aux saules. En dehors de la Chine, l’éventail d’arbres-hôtes est plus large et s’étend à toute une série de feuillus, notamment aussi à diverses espèces d’érable. La période d’envol des coléoptères s’étend de mai à octobre. Avant la ponte, la femelle fore des encoches de forme conique ou en fente dans l’écorce du tronc ou des branches de l’arbre-hôte et glisse dans chacune d’elles un œuf entre le liber et l’aubier. La larve éclot après quelques jours et commence à s’alimenter dans le liber. Ce n’est qu’après le troisième stade larvaire que la larve pénètre dans le bois où elle creuse des galeries ovales de plus en plus grandes et finit par se nymphoser. Suivant les conditions climatiques, le cycle de développement dure une à trois années pour une génération ; plus il fait chaud, plus ce cycle sera court. Après la nymphose, le capricorne adulte fore un trou circulaire d’environ 10 mm de diamètre et émerge de l’arbre pour prendre son envol.

En règle générale, les capricornes asiatiques ne volent que sur de courtes distances et se confinent dans les environs immédiats de leur arbre de ponte. Cependant, le transport passif dans des véhicules favorise leur rayon de dissémination.

Les parties infestées de l’arbre (branches et tronc au niveau de la couronne) s’assèchent et deviennent cassantes, notamment sous l’effet des galeries de forage. En cas de forte attaque ou d’infestation récurrente, le houppier meurt.

LUTTE

Pour éviter que le capricorne asiatique ne s’établisse durablement en dehors de la Chine, il faut des mesures de suivi et de lutte radicales à l’échelle internationale. Etant donné que le coléoptère passe la majeure partie de sa vie dans le bois d’arbres vivants, il n’est pas possible de le combattre avec des moyens chimiques. Dès lors, il faut identifier les arbres infestés avant l’envol des coléoptères, abattre ces arbres et éliminer le bois (le broyer ou l’incinérer). .

Si des indices (orifices de sortie typiques, coulées de sève, rejets de sciures etc.) révèlent la présence de vols de coléoptères ou d’arbres infestés, des zones de surveillance doivent être définies et il convient alors de contrôler également les feuillus voisins dans un rayon de plusieurs centaines de mètres. Le contrôle est effectué une à deux fois par année depuis le sol par du personnel qualifié ou avec l’aide de chiens renifleurs spécialement dressés pour détecter les capricornes. Pour des arbres de plus grande taille, on aura recours à une plateforme d’élévation ou à des arboristes-grimpeurs. Il est interdit d’extraire des feuillus d’une zone d’infestation délimitée. Ce n’est qu’après quatre années sans aucun signe d’infestation que le capricorne asiatique est considéré comme éradiqué dans la zone en question et que les mesures peuvent être levées.

SITUATION D’INFESTATION EN SUISSE

Salenstein (TG) :
En 2011, des coléoptères, tous morts, ont été découverts à proximité d’un chantier routier.

Brünisried (FR) :
En automne 2011, des coléoptères vivants ont été repérés sur des érables sycomores. Les arbres ont été immédiatement éliminés ; en dépit de recherches intenses, il n’a pas été possible d’en établir la provenance. En automne 2013, d’autres foyers d’infestation ont été constatés. Le programme de suivi et de contrôle a pu être levé au printemps 2019.

Marly (FR) :
Au printemps 2014, d’importants foyers d’infestation avec plus de 100 coléoptères ont été repérés dans deux quartiers distincts de Marly. Outre l’abattage immédiat des arbres atteints, les principales essences hôtes ont également fait l’objet d’abattages préventifs massifs. Il s’est avéré que les coléoptères trouvés à Brünisried avaient voyagé comme « passagers clandestins » dans du bois de chauffage infesté provenant de Marly situé à 10 km seulement de Brünisried. Le programme de monitoring a pu être levé au printemps 2019.

Région de Bâle :
Au printemps 2012, des chiens renifleurs ont détecté dans le port rhénan de Birsfelden (Bâle-Campagne) des larves ALB et des arbres suspects. D’autres coléoptères vivants ont été découverts en 2015 de l’autre côté du Rhin, en Allemagne, à Weil am Rhein et à Grenzach situés juste en face de Birsfelden. Le programme de suivi et de contrôle a pu être levé au printemps 2019.

Weggis (LU) und Frutigen (BE) :
En 2012, on a repéré à Weggis un seul coléoptère vivant, mais aucun arbre infesté. La même année, deux coléoptères morts ont été trouvés dans un entrepôt de pierres à Frutingen. Aucune zone d’infestation n’a été mise en place ni à Weggis ni à Frutingen.

Winterthur :
En été 2012, un important foyer d’infestation avec plus de 140 coléoptères et un très grand nombre de larves et de nymphes a été découvert dans une allée arborée à Winterthur. 64 érables sycomores ont été immédiatement abattus. Il s’est avéré que ces coléoptères étaient de la troisième génération et que la première infestation remontait donc à 6 ans. Après la découverte de nouveaux foyers d’infestation en 2013, d’autres arbres ont dû être abattus. Après quatre années de suivi et de contrôle sans autre constat d’infestation, le programme de suivi et de contrôle a pu être levé. En 2017, le Conseil européen d’arboriculture a élu Winterthur « Ville européenne des arbres » en reconnaissance de son grand engagement couronné de succès dans la lutte contre le capricorne asiatique.

Berikon (AG) :
En automne 2015, des coléoptères vivants et un érable infesté avec des orifices de sortie ont été repérés à Berikon dans le canton d’Argovie. Le programme de suivi et de contrôle a pu être levé à l’automne 2019.

Divonne-les-Bains (F) :
La découverte d’une infestation près de la frontière en 2016 a provoqué des vastes mesures préventives dans l’environnement de Bogis-Bossey et Chavannes-de-Bogis.

SITUATION D’INFESTATION EN EUROPE

Belgique :
Deux foyers d’infestation éradiqués

Allemagne :
2004 Neukirchen am Inn (2015 getilgt), 2005 Bornheim, 2009 Alfter, 2012 Feldkirchen, 2012 Weil am Rhein, 2014 Neubiberg, 2014 Ziemetshausen, 2014 Magdeburg, 2015 Grenzach, 2016 Kelheim, 2016 Murnau, 2016 Hildrizhausen, 2016 Altdorf

Finlande :
2015 Vantaa

France :
2003 Gien, 2004 Saint Anne sur Brivet (éradiqué), 2008 Strasbourg (début de l’infestation probablement en 2003), 2013 Furiani (Corse), 2016 Divonne-les-Bains

Grande-Bretagne :
2012 Paddock WoodItalien
2007 Corbetta, 2009 Cornuda, 2010 Vittuone, 2010 Maser, 2013 Sedriano, 2013 Grottazzolina

Italie :
2007 Corbetta, 2009 Cornuda, 2010 Vittuone, 2010 Maser, 2013 Sedriano, 2013 Grottazolina

Montenegro :
2015 Budva

Autriche :
2001 Braunau (2013 getilgt), 2012 St. Georgen (2016 getilgt), 2013 Gallspach


 

CAPRICORNE ASIATIQUE DES AGRUMES (CLB)

De par sa morphologie, son cycle de développement et le potentiel de dommages, le capricorne asiatique des agrumes CLB (Anoplophora chinensis) est très semblable au capricorne asiatique ALB. Cependant, contrairement à l’ALB, le CLB a été introduit de Chine non pas dans du bois d’emballage, mais dans des plantes de pépinière et à la différence de l’ALB, la femelle du capricorne asiatique des agrumes fore pour sa ponte des fentes en formes de T ou de petits entonnoirs, le plus souvent au pied du tronc ou sur des racines traçantes à la surface du sol.

En Suisse, seuls quelques cas isolés d’infestation de CLB ont été relevés. En 2006, on a découvert une larve et un coléoptère dans le canton d’Argovie, en 2013 une larve dans le canton de Zurich et en août 2014, un coléoptère à Sirnach, en Thurgovie, dans un quartier résidentiel situé à proximité d’une pépinière. Dans le cas de l’infestation à Sirnach, une zone de surveillance d’un kilomètre carré a été mise en place.

La plus grande zone d’infestation se trouve en Italie du Nord, dans la Lombardie et la Toscane. Cette région compte de nombreuses grandes pépinières et des plantations de peupliers destinés à l’industrie de contreplaqués, d’où un risque accru que le CLB soit introduit au Tessin depuis le sud, notamment avec des importations de plantes de pépinière de Lombardie.


 

NÉOPHYTES

Les néophytes désignent des espèces végétales qui ont été introduites, intentionnellement ou non, en tant que plantes ornementales et qui ont réussi à s’établir, à se multiplier et à se répandre massivement dans la nature aux dépens des espèces indigènes.


SANTÉ

PLANTES TOXIQUES

Dans un environnement avec beaucoup d’enfants (terrains de jeu, crèches, écoles maternelles, écoles primaires, etc.), il convient de renoncer à des plantes toxiques, notamment à des plantes aux baies attrayantes, mais vénéneuses ou impropres à la consommation. La liste ci-après des végétaux ligneux toxiques n’est pas exhaustive. La toxicité fait référence à l’ingestion de toutes ou certaines parties de la plante.

Buis (Buxus) toutes les parties de la plante
Gléditsia (Gleditsia) feuilles
Lierre (Hedera) toutes les parties de la plante
If (Taxus) toutes les parties de la plante, à l’exception de la partie charnue du fruit
Bourdaine (Frangula) toutes les parties de la plante
Glycine (Wisteria) semis
Cytise (Laburnum) toutes les parties de la plante
Sureau (Sambucus) toutes les parties de la plante, à l’exception des baies cuites
Laurier-cerise (Prunus laurocerasus) feuilles, graines
Abre de vie (Thuja) aiguilles, cônes
Fusain (Euyonimus) toutes les parties de la plante
Rhododendron toutes les parties de la plante
Robinier, faux-acacia (Robinia) toutes les parties de la plante
Houx (Ilex) feuilles, baies

PLANTES DANGEREUSES POUR LA SANTÉ

Certaines plantes, même si elles ne sont pas toxiques, peuvent être dangereuses pour la santé et provoquer chez des personnes fragiles des réactions allergiques. Tel est par exemple le cas du platane dont la pilosité des feuilles peut susciter des irritations des muqueuses. Autre exemple : la maladie de la suie de l’érable (Cryptostroma corticale) ; les spores de ce champignon sont hautement allergènes et susceptibles d’induire une pneumopathie d’hypersensibilité difficile à traiter et dont l’issue peut être fatale.

La maladie de la suie de l’érable

De plus en plus de personnes souffrent du rhume des foins causé par une allergie au pollen. La saison du rhume des foins peut varier en fonction des régions et des conditions climatiques, et ne cesse de s’allonger du fait de la présence accrue d’espèces non indigènes présentant des propriétés allergènes polliniques.

Calandrier pollinique

INSECTES DANGEUREUX POUR LA SANTÉ

Tiques

Contrairement à une opinion largement répandue, les tiques ne tombent pas des arbres, mais sévissent dans les sous-bois, les buissons et l’herbe haute. Elles sont les principales vectrices de la borréliose (maladie de Lyme), de la méningo-encéphalite à tiques (méningo-encéphalite verno-estivale FSME) et d’autres infections chroniques sévères. Il faut éviter dans toute la mesure du possible les morsures de tiques ; des vêtements couvrants et des répulsifs offrent une certaine protection. Il est par ailleurs possible de se faire vacciner contre la FSME, mais non pas contre la borréliose.

Chenilles processionnaires du chêne et du pin

Les chenilles processionnaires du chêne que l’on rencontre surtout au nord des Alpes et celles du pin, familières des régions au sud des Alpes, possèdent des micro-poils urticants qui peuvent occasionner au contact de la peau chez l’homme de sévères réactions allergiques sous forme de dermatite chronique. Les micro-poils urticants provenant des mues peuvent rester actives pendant plusieurs années après la disparition des chenilles.

Par temps chaud et sec, les chenilles processionnaires peuvent se multiplier rapidement et pulluler en masse. Les mesures de protection et de lutte envisageables sont :
couper et brûler les branches porteuses de pontes et de nids (porter impérativement des habits de protection !) ou
boucler temporairement le périmètre autour des chênes ou pins infestés.

Chenilles processionaires du chêne
Eichenprozessionsspinner (GALK)


BASES LÉGALES

Les arbres sont soumis à la législation suisse pour ce qui est des droits de propriété et responsabilités. Les dispositions légales pertinentes se trouvent dans :

Droit fédéral :

Code civil suisse CCS
Code des obligations CO
Loi fédérale sur les chemins de fer LCdF
Loi fédérale sur les forêts LFo et Ordonnance sur les forêts OFo
Ordonnance sur la protection des végétaux OPV

Droit cantonal :

Loi d’application du code civil suisse (LACC)
Loi et ordonnance sur les constructions
Loi et ordonnance sur la construction et l’entretien des routes

Loi et ordonnance sur les forêts
Loi et ordonnance forestière
Loi et ordonnance sur la protection de la nature, du paysage et des sites
Règlements sur la protection des arbres
Inventaire des arbres et des monuments naturels protégés

Droit communal :

Loi et ordonnance sur les constructions
Plan de zones
Règlements sur la protection des arbres
Inventaire des arbres protégés / dignes de protection

Droit privé :

Contrats de servitude
Inscriptions au registre foncier
Accords écrits


ARRÊTS DU TRIBUNAL FÉDÉRAL

Ci-après une liste (non-exhaustive) de quelques arrêts du Tribunal fédéral pertinents pour le soin des arbres :

Responsabilité civile du détenteur de véhicule automobile (art. 58 al. 1 LCR); calcul du dommage.
Notion de dommage réparable en cas de dommages causés à un arbre (consid. 4). Manière de fixer la valeur d’un arbre détruit (consid. 5). Calcul du dommage en cas de mort future d’un arbre (consid. 6) et imputation de dommages-intérêts payés antérieurement (consid. 7b).
(en allemand)

Art. 679/684 et art. 688 CC; rapport entre la législation fédérale sur la protection contre les immissions et le droit cantonal relatif aux plantations.
L’art. 684 CC comprend aussi les immissions dites “négatives” telles que, par exemple, la privation de lumière et l’ombrage (consid. 2).
La compétence législative que l’art. 688 CC réserve aux cantons dans le domaine des plantations ne fait en principe pas obstacle à l’application des art. 679/684 CC; ces dispositions garantissent, au contraire, une protection minimale de droit fédéral contre les immissions (consid. 3).
(en allemand)

Acte illicite; endommagement d’arbres (art. 43 CO).
Détermination de l’indemnité pour la destruction ou l’endommagement d’arbres (consid. 2).
(en allemand)

Elimination d’arbres sur terrain voisin en raison de la chute excessive de feuilles
(en allemand)

Définition d’arbres nains et distance à la limite de propriété
(en allemand)

Droit d’ébrancher des arbres protégés
(en allemand)

Élimination d’une haie de thuyas du fait qu’elle gêne la vue
(en allemand)